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02.02.2008

Livre II - Le temps des métamorphoses

 

free music

 

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Que s'est-il passé? Pourquoi toute cette légèreté intérieure? Ce sourire béat, ces nerfs relâchés? Cette jouissance contemplative?

Un papillon s'est envolé, un battement d'aile à suffi. 
Naivement, ce petit papillon a déclenché un cyclone salvateur.

Une page s'est tournée. Un chapitre a bel et bien pris fin. Ouverture du deuxième livre.
Mais quelques explications d'abord.

 

"La vie est un papillon éphémère arborant les ailes du paradoxe" 

 

J'ai pris possession de mes nouveau locaux pros ce mardi.

2 jours à peine et déjà, je ressens les bienfaits des diminutions de trajets. 3h30 à ... 1h max aller-retour.

Voilà qui change la vie en mieux, beaucoup très.

Il y a beaucoup aussi de mes crises de claustro qui prenaient de + en + de place.

Elles n'ont pas disparu, mais je les dompte sans panique.

J'apprends aussi à me re-la-xer. Rien que d'écrire le mot je souris. Ne plus se battre, respirer, profiter, contempler ma fille qui grandit, faire des petits projets, sourire sans explication, ne pas être sur la défensive, le jeu, la complexité perverse, ne pas se juger, juger autrui, ne pas s'emporter, ne pas vouloir tout entendre, tout comprendre, juste se concentrer sur sa vie, ceux que l'on aime et qui nous le rendent.
Créer un cocon, même étendu, donner de l'amour au moins autant qu'on en reçoit.

Etre sereine, et avoir confiance en la vie, en soi, en les autres.
Se relâcher, se relaxer.

Vivre, voir même mieux: Exister.

J'avais complètement zappé cet aspect de vie. La relaxation. Je l'apprends seule. 

Cure de magnésium et menus plaisirs obligatoires journalier au programme. Tout est à reprendre, tout est à réinventer.

Les parents solos connaissent bien le schmiililibiiiliibchtilblick. On voit pas assez ses mômes la semaine, et aucun répis le w-e. Frustration stressante dans les deux cas.

Et bien, j'ai décidé d'octroyer un petit pécule pour reéquilibrer ces deux extrèmes. La semaine, j'me lève tôt pour sortir tôt et profiter de Lou, et le w-e, je vais faire garder pupuce par une pro un soir, 1 w-e sur deux.
Je vais reprendre mes billes sociales et m'amuser un peu. "S'amuser"... ce terme aussi, je me l'étais censuré. Nimporte quoi.

Et puis on va voyager.

Pour une fois, je sais d'où viennent mes crises d'anxiété-claustro chroniques.
D'un les filles se barrent, donc, plus personne à proximité pour aider, c'est un gros facteur d'angoisse et de sentiment de solitude, et de deux...: Tellement de choses à gérer, faites, qui ne sont plus à faire, encore à faire, à assurer aussi au quotidien, que mes épaules me font mal et que la peur au ventre, je tiens encore un peu, coûte que coûte sur mes réserves vitales.

Le boulot, la tune, la puce et moi en dernier c'est évident.

Mais je prédis que tout va se réagencer dans la douceur et l'intelligence, que je vais mettre très prochainement des limites au "too much" mental ou du moins, le transformer en canalisant ce trop plein merdique pour des choses plus chouettes.
J' ai "accepté" certaines choses qui ne viendront jamais pour Lou. Je me concentre sur des choses vraies et prometteuses pour nous. 

Pourquoi je pressens tout ceci? Parceque je le veux.
Comme je n'ai jamais été aussi sure de vouloir vivre, être heureuse, de faire fit de mon passé, et des contraintes futures. Je comprends consciemment qu'on est tous créateur de sa vie et du vrai bonheur. 

Je l'ai choisi à présent. J'y travaille. Je le veux. Je l'ai déjà...

(ce que femme veut...)

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