10.11.2007

W-e crève et Cie

Voir la note: "J'ai 100 ans, je sais que c'est pas vrai mais j'ai 100 ans"

On récapitule fissa: W-e dernier, première grosse maladie de Loulou.(ma fille, pour ceux qui sont vraiment à la masse)

Je passe mes jours et mes nuits à la veiller. Patricia(ma voisine et nounou de Lou) et ses filles (Carole la baby-sitter de Lou, Elodie, et Kelly) m'aident à prendre soin de Lou. Jojo passe aussi.

Et pendant tout ce temps, j'accueille aussi Cathy, la femme de mon père, pour une soirée japonais/pyjama/projet et Alex le lendemain, un de mes exs qui est resté un très bon ami.

Pour Alex, c'était très drôle.5c9fbef4a8b6511cedfe9136a1ad9fb3.jpg
D'un, il n'avait pas vu les changements effectués dans l'appart de ma reum qui est maintenant le mien.
Deuxièmement, rencontrer ma fille, alors qu'il a été ma plus longue relation et devenu un de mes meilleurs amis, l'a un peu ému.
Troisièmement, car en bon Londonien actif un peu à l'Ouest des news, il a tiqué sur des détails pour finalement me sortir, gêné: Mais euh, tout va bien avec Arno? (le papa de Lou).  ... ...

Evidemment, me sachant casée et enceinte aux dernières nouvelles, comment pouvait-il se douter des événements?
Je l'ai rassuré, 15000 fois, parcequ'en bon frêre de coeur, il était un peu choqué et emporté. Cela va de soi. Mais vu mon rayonnement (à l'unanimité décidemment!!), il est parti confiant.

Au passage, félicitations à Jérémie (ami d'Alex) et sa future femme pour cette grossesse :) 

Donc, pour en revenir à ce w-e, voici quelques photos de tout le monde et de la pucinette, qui malgré les 39,5°, keep smiling!

 

04.11.2007

J'ai 100 ans, je sais que c'est pas vrai mais j'ai 100 ans..

Le w-e de merde.

Un vrai, bon, gros, w-e de merde.

La semaine avait pourtant super bien commencé. Damien, mon maitre à penser, avait pris 2 semaines de congés pour être avec sa femme et son fils, j'avais mis fébrilement mon 1er projet pro en ligne dans les temps : http://www.altermundi.com, réparé les bugs sur IE, restaient ceux sur MAC, avait honoré avec énergie et enthousiasme mon bénévolat à la braderie ARCAT, bref, top.

J'ai pas pris mon vendredi, parceque, tout le monde au taf l'a fait et je pensais donc qu'il était préférable que quelqu'un du service web-informatique soit présent.

Vendredi, je suis quand même HS, je décide de bosser de chez moi (avec accord) afin de répondre aux demandes des auxiliaires de crèche et éviter 2h30 de transport pour rien.

Vendredi midi: appel de la crèche.

Lou a 39,2 de fièvre. Merde... On me dit au téléphone qu'elle est blanche, et qu'elle ne mange pas!b14de55c180b15b2cd3ded5271d7d22f.jpg

J'appelle son pédiatre. Absent. Puis tous les pédiatres du 15è, et finalement tous les médecins généralistes du 15è également. Rercherche infructueuse. Tous en vacances. Ok. Aux grands maux les grands remèdes.

Je file la chercher avec une grosse boule au ventre. Quand, j'arrive, elle est quasiment seule dans la section avec l'auxiliaire. Tous les parents ont fait le pont en famille. Normal.

Elle est juste en body, assez pâle, on lui a mis un petit coussin sur elle. Je tente de la réveiller doucement pour la préparer. Elle se réveille avec des gémissements de douleur. Ouille...

On file en bus, le trajet me parait trop long pour les larmes que je retiens. Il faut comprendre que c'est la première fois qu'elle est vraiment malade, et que je dissimule parfaitement mon anxiété par un détachement sur les problèmes qui se présentent quotidiennement.

Mais là, c'est au dessus de toutes les forces que j'ai pu rassembler, tous ces soucis qui me paraissent futils d'un coup.
Pire qu'une de mes ruptures il y a 6 ans, pire que la boule de peur que j'ai eu au bac. Pire que tout ce que j'ai connu.
On m'a dit, c'est ça être parent. Quand la peur qu'il arrive quelquechose à son enfant paralyse ta pensée et tes jambes. Je devrais pourtant rationnaliser comme à mon habitude, mais ça m'est impossible.  Je me dis: et si tout ça ne s'était finalement pas arrêté?

Les urgences pédiatriques nous prennent vite. Je me somme de ravaler mes larmes et mes peurs pour faire rire Lou qui se fait examiner. Elle me sourit avec ses yeux clairs, je la regarde avec amour, ma gorge se serre, et je me dis.. pitié, si il existe quelqu'un là-haut, j'endure trop de choses, préservez là elle. C'est tout ce qu'il me reste, ne me l'enlevez pas, que ce soit juste un virus banal... Qu'il ne lui arrive plus jamais rien de mal. Tel est le voeu de tout parent. Bien qu'illusoire puisque nous savons que la vie est ce qu'elle est. Bref, j'ai complètement psychoté, mais à force, on se méfie de notre destin.

Bilan: Ils n'ont pas su ce que c'était. Ce n'est ni les dents, ni un truc ORL, ni pulmonaire (elle tousse et est enrhumée depuis 1 semaine). Rien de ça. Résultat: Il faut qu'elle soit surveillée jusqu'à lundi, et si il y a un autre signe qui accompagne la fièvre, filer direct aux urgences pour d'autres analyses.

Les 3 jours qui viennent de passer ont été très pénibles. Voir son enfant souffrir et approcher les 40 degrés, qu'elle ne veut pas avaler grand chose, sans pouvoir rien faire d'autre que de l'aimer, et être avec elle, checker sa température toutes les 2h, et dormir d'un oeil pour les réveils nocturnes en larmes. Voilà des situations qu'on est incapable d'expliquer aux futurs parents enthousiastes. Souffrir autant parceque là c'est son enfant qui lutte, et que nous, nous sommes impuissants dans ce combat, ça c'est la réalité.

Après cet épisode, certes je suis encore plus fatiguée, mais je peux avoir des soucis d'argent pour mener la barque seule, je peux lutter contre mes crises d'angoisse dans le métro qui reviennent, je peux manquer de sommeil et de repos, mais tant que ma fille va bien et que je fais tout mon possible pour qu'elle le soit, le reste m'est bien égal.